Affaire Julien Bayou : les Écologistes sont «sous l'emprise» de Sandrine Rousseau, accuse l’ex-député
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Innocenté par la justice après des accusations de harcèlement moral, Julien Bayou estime que son ancien parti Les Écologistes est «sous l’emprise» de Sandrine Rousseau.
L'ex-député Julien Bayou, innocenté par la justice après des accusations de harcèlement moral, a estimé mercredi 26 février que son ancien parti Les Écologistes était «sous l'emprise» de Sandrine Rousseau, la députée féministe qui l'avait accusé de «comportements de nature à briser la santé morale des femmes».
«Ce qui me chagrine, c'est de voir un parti, les Écologistes, sous l'emprise de Sandrine Rousseau», a déclaré sur France Inter l'ancien dirigeant du parti. «Quand elle accuse, elle dit “j'attends une enquête privée”, quand il y a une enquête privée, elle dit “j'attends la justice”, et quand la justice dit enfin “il est blanchi”, elle dit “ça ne me va pas”», a-t-il développé.
La procédure pour harcèlement moral et abus de faiblesse visant Julien Bayou, ouverte après une plainte de son ex-compagne, également militante du parti, a été classée sans suite pour «absence d'infraction». «Quand la réalité contredit Sandrine Rousseau, c'est la réalité qui a tort», a-t-il déploré. La députée féministe a estimé lundi que le classement sans suite de cette affaire ne met pas un terme à la gestion politique de ce sujet au sein des Écologistes.
Julien Bayou, qui a quitté le parti à la suite d'une l'enquête interne contre lui, et d'un appel à témoignages lancé auprès de 12.000 personnes, remarque que le parti «est incapable de prononcer le mot innocent». «J'attendais que ces 12.000 personnes (...) reçoivent un message disant qu'après enquête, il n'y avait rien», dit-il. La patronne des Écologistes Marine Tondelier s'est dite mardi «sincèrement désolée» pour les «souffrances très fortes» générées par cette affaire, affirmant néanmoins qu'il «était impossible de bien faire».
lefigaro