Musique : les secrets de l’entêtante mécanique du Boléro de Ravel

C’est un rythme obsédant, une mélodie envoûtante et un tube planétaire depuis près d’un siècle. Le Boléro de Ravel est diffusé toutes les dix minutes. Il est aussi adapté dans les versions les plus improbables.
Pour interpréter la célèbre musique, l'orchestre de Paris s’est disposé en spirale. Au milieu, il y a un point jaune, c’est l’instrument qui enclenche l’engrenage. “Il y a au centre, le cœur du projet. C’est la caisse claire, le percussionniste. Il lance un ostinato qu’il va jouer 169 fois, sans relâche. Il s’agit d’une première dans l’histoire de la musique”, explique Pierre Korzilius, le commissaire de l'exposition “Boléro”.
Le motif entêtant qui amorce le Boléro, Ravel l’a trouvé en entrant dans une usine. Il imite le bruit des machines. Cette base hypnotique met peu à peu l’auditeur en état de transe.
Retour à la spirale de l’orchestre de Paris. Autour du point jaune, en bleu, c’est le deuxième étage du Boléro. Les musiciens qui le composent donnent la cadence. Ils font avancer le morceau comme des ouvriers répétant inlassablement les mêmes gestes. Pendant 18 minutes, les instruments s’agrègent les uns aux autres pour faire monter l’orchestre en puissance.
Regardez l'intégralité du reportage dans la vidéo ci-dessus.
Partager : l’article sur les réseaux sociaux
Francetvinfo